- Imprimer
- Partager
- Partager sur Facebook
- Partager sur LinkedIn
Séminaires et ateliers / Inter-équipes
Le 26 mars 2026
Saint-Martin-d'Hères
Séminaire sur la valorisation des sciences humaines et sociales
Dans un écosystème grenoblois très orienté “Tech”, la valorisation en sciences humaines et sociales suit des logiques différentes, parfois moins visibles, souvent plus complexes à faire reconnaître. Ce séminaire propose d’ouvrir un espace de dialogue entre la communauté SHS de Grenoble et l'UGA pour mieux comprendre ces spécificités, partager nos pratiques et construire ensemble des voies de valorisation adaptées aux sciences humaines et sociales, à leurs temporalités, à leurs objets et à leurs impacts scientifiques, sociaux, culturels, politiques.
Ce séminaire est une initiative conjointe de l'unité de service Innovation et Transfert Office (ITO@UGA) de l'Université Grenoble Alpes et du service d'appui aux projets, partenariats et valorisation du laboratoire Pacte. Il est largement ouvert à toutes les personnes investies dans la construction, la diffusion et la valorisation de savoirs en sciences humaines et sociales : enseignant·e·s‑chercheur·e·s, chercheur·e·s, doctorant·e·s, docteur·e·s — associé·e·s ou non à un laboratoire — ainsi qu’aux ingénieur·e·s et technicien·ne·s du site universitaire grenoblois.
La première partie de cette journée consacrée aux enjeux de protection des résultats de recherche, abordés au travers de plusieurs ateliers. La suite sera organisée autour de temps d’échanges centrés sur les enjeux liés à la valorisation dans des recherches coconstruites et fondées sur le partage de résultats avec des acteurs ou tiers non universitaires.
Inscriptions gratuites mais obligatoires (50 places) : https://evento.renater.fr/survey/inscription-de-la-recherche-a-limpact-valoriser-les-shs-a-grenoble-lf4gd2rj
Programme
9h00 Mot d’accueil et présentation du séminaire
Laurence Dumoulin, directrice du laboratoire Pacte
Pierre Thibauld, chargé de mission Valorisation SH
9h15 Introduction générale à la valorisation en SHS
Guillaume Comparato, chargé de projet Transfert et Innovation
Jérôme Chardon, chargé de valorisation Pôle Universitaire de Formation
Les sciences humaines et sociales font aujourd’hui l’objet d’attentes fortes en matière de valorisation, démarche dont le périmètre reste flou pour les laboratoires : le statut de certains produits de recherche demeure incertain dès lors qu’ils ne se prêtent pas à une valorisation économique. Cette introduction vise à préciser ce que l’UGA considère comme de la valorisation pour les sciences humaines et sociales et à comprendre comment cette définition s’inscrit dans sa stratégie et dans les dispositifs d’accompagnement existants, notamment au sein d’un écosystème grenoblois encore peu lisible pour les équipes. Pour les chercheur.e.s, l’enjeu est d’identifier clairement quelles activités sont reconnues, soutenues ou financées, et lesquelles relèvent d’autres registres comme la médiation. Cette clarification est d’autant plus nécessaire qu’elle permettrait de mieux détecter dans les projets, et ce dès leur conception, les résultats potentiellement valorisable. En ouvrant la journée par cette question, cette intervention vise à éclairer les suite des échanges.
10h00 Atelier Propriété Intellectuelle & Libre
Lucie Albaret – BAPSO
Clémence Arnaud – Ingénieure propriété intellectuelle DAPIV
Entre les exigences de protection des résultats, les principes d’ouverture et les logiques de diffusion libre, les chercheur·e·s doivent aujourd’hui naviguer dans un paysage complexe, où les choix à opérer ne sont ni évidents ni suffisamment accompagnés. Derrière ces dispositifs se trouvent des démarches très différentes, qui répondent à des finalités variées : sécuriser une innovation, garantir la reconnaissance d’une contribution, favoriser la circulation des savoirs ou encore soutenir des dynamiques de coopération. Comprendre ce que recouvrent réellement ces options, savoir dans quels cas elles sont pertinentes ou non, et identifier les situations où elles peuvent entrer en tension est le premier objectif de cet atelier. Il s’agit aussi de mieux appréhender leurs implications concrètes pour des recherches menées en collaborations, où la production et le partage des connaissances s’inscrivent dans des relations de confiance avec tiers, universitaires ou non. Cette intervention proposera ainsi un éclairage à la fois conceptuel et pratique, en montrant comment ces différentes démarches s’articulent — ou parfois se heurtent — aux stratégies portées par les acteur·rice·s de la valorisation à Grenoble, et comment elles peuvent être mobilisées de manière cohérente au service des projets de recherche en sciences humaines et sociales.
11h00 PAUSE
11h30 Atelier Propriété Littéraire et artistique
Mona Roger – juriste DAPIV
Dans le domaine des sciences humaines et sociale, c'est essentiellement des œuvres relevants de la propriété littéraire et artistique qui sont amenées à être créées, réutilisées, améliorées, diffusées et valorisées. Ces productions, qui permettent de produire des connaissances riches et inédites présentent parfois des difficultés en matière de gestion de droits d'auteurs.
En effet, ces œuvres ont parfois déjà des auteurs, et parfois sont crées ex nihilo ou encore relèvent de régimes mixtes. De la même façon, elles peuvent avoir un auteur unique, plusieurs contributeurs ou collaborateurs ou être issue de prestations. Les auteur.ice.s peuvent aussi savoir divers statuts et donc des droits variés qui en découlent.
Quelles sont les productions qui relèvent de la propriété littéraire et artistique ? Quels sont mes droits en tant qu'auteur.ice ? De quel statut dépend une œuvre que je crée, de quel statut dépend une œuvre que je réutilise ? Comment réutiliser le travail d'autrui en respectant ses droits d'auteur, et comment valoriser la diffusion de mes œuvres tout en conservant mes droits ? Qui seront abordées dans cet atelier.
12H30 PAUSE
13h30 Atelier Recherche partenariale
Mathilde Ricou - chargée d’affaire Floralis
Melissande Fane - juriste DAPIV
L’objectif de cette intervention est d’interroger la place de la recherche partenariale dans la production scientifique et son rôle dans la valorisation. Il s’agira de rappeler la diversité de statuts et de formes qu’elle peut prendre (expertise, prestation, collaboration, CIFRE, etc.),de présenter chacune d’elles, leurs intérêt mais aussi leurs limites. Cette intervention sera l’occasion de revenir sur la notion de « connaissances propres », souvent mal appropriée par les sciences humaines et sociales. Elle permettra également de rappeler que les recherches partenariales se développent à différents moments du processus de valorisation et ne portent de ce fait pas toujours les mêmes enjeux. Elle décrira en particulier en quoi formaliser les relations avec des acteurs non académiques permet d’engager les partenaires autour d’un cadre (des moyens mais aussi un calendrier), de clarifier les attentes réciproques et de s’accorder sur l'utilisation qui sera faite des résultats.
14h30 Table ronde Science-société : recherche partenariale et expertise
Grégoire Feyt, géographe
Antoine Rode, sociologue
Pascale Trompette, sociologue
Les laboratoires en sciences humaines et sociales sont régulièrement sollicité·e·s par des institutions, des entreprises, des collectivités ou des organisations publiques pour éclairer des enjeux sociaux, accompagner des politiques publiques ou contribuer à la compréhension de situations complexes. Cette table ronde propose d’examiner les conditions dans lesquelles ces demandes émergent, la manière dont elles sont formulées et les compétences nécessaires pour les traduire en véritables questions de recherche. Elle permettra également de discuter de la place accordée à l’impact dans ces démarches : comment reconnaître la valeur de ces travaux pour la société, mais aussi pour la recherche elle‑même, notamment en termes d’accès au terrain, de production de connaissances ou de consolidation de partenariats. À partir d’expériences concrètes, il s’agira d’interroger les équilibres à trouver entre attentes institutionnelles, temporalités scientifiques et exigences de rigueur méthodologique.
15H30 PAUSE
16h00 Table ronde Science-société : recherche-action et coconstruction des savoirs
Edith Chezel, Coralie Mounet, géographes
Gaelle Larrieu, sociologue
Sebastien de Perta, docteur en architecture
Les chercheur·es en sciences humaines et sociales sont aujourd’hui incité·es à démontrer l’impact social de leurs travaux, tout en devant composer avec des critères de valorisation souvent centrés sur des productions davantage en phase avec l’industrie. Pourtant, les recherches coconstruites avec des citoyens, des associations ou des territoires aboutissent à des résultats variés — œuvres, expertises, outils collaboratifs — souvent porteurs d’innovations sociales et dont l’utilité sociale et l’impact sont réels. Leur reconnaissance reste néanmoins inégale, notamment lorsqu’il s’agit de financer le coût de leur développement. Comment valoriser ces démarches, souvent chronophages et mal accompagnées, sans sacrifier ni la rigueur scientifique ni la carrière des chercheur·es ? Comment faire en sorte que ces recherches, pourtant au cœur des sciences humaines et sociales, soient enfin reconnues à leur juste valeur, tant pour leur utilité sociale que pour leur originalité méthodologique ?
17h00 Temps d’échange
17h30 Synthèse et mot de clôture
Plan d'accès
Date
9h-17h30
Localisation
Saint-Martin-d'Hères
Bâtiment C.L.V., salle H4 au rez-de-chaussée
180 allée des amphis - 38400 Saint-Martin-D'Hères
- Imprimer
- Partager
- Partager sur Facebook
- Partager sur LinkedIn