Emilie Etienne

Doctorante en sociologie et économie
Portrait de etienemi
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Doctorante
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Développement
International cooperation
Équipe de recherche : 

Onglet(s)

Présentation

Qui suis-je?

Anciennement gestionnaire de projets et spécialiste en suivi et évaluation de technologies appropriées pour populations urbaines et rurales en Amérique latine, Asie et Afrique, j’ai travaillé au cours des dix dernières années sur les thématiques d’énergie, d’eau et d’assainissement et de gestion des risques de catastrophes, avec un intérêt particulier pour les questions de pérennité et d’évaluations post-projet.

La question qui m’habite depuis plusieurs années est celle-ci: que deviennent les projets de développement après le retrait des soutiens extérieurs?

Depuis fin 2020, je cherche à répondre à cette question par un doctorat sur la pérennité des mini-réseaux solaires en Afrique et Amérique latine, afin d’étudier l’évolution de leurs conditions de gouvernance, de maintenance et leurs modèles commerciaux. Ma thèse se réalise à l’Université de Grenoble, sous la direction de Pascale Trompette et Sandrine Mathy (laboratoires PACTE et GAEL), et en collaboration avec Schneider Electric (Nicolas Plain, Emilienne Lepoutre et Olivier Jacquet).

Langues de travail: français, espagnol, anglais et portugais

CV: https://www.linkedin.com/in/eetienne/

Titre de la thèse : 
Le devenir des projets solaires: Enquête socioéconomique sur l'autonomie des solutions hors réseau dans les pays émergents
Directeur.s / Directrice.s : 
Directeur.s / Directrice.s extérieur.e.s : 
Sandrine Mathy; GAEL
Résumé de la thèse : 

A côté des approches dominantes de l’électrification en réseau, les solutions autonomes, notamment basées sur les technologies solaires, s’imposent aujourd’hui comme une alternative porteuse pour électrifier les populations rurales dans les pays en voie de développement. L’investissement croissant par une multiplicité d’acteurs est générateur d’innovations techniques mais également organisationnelles et sociales. Celles-ci sont largement guidées par un principe d’autonomie sociotechnique, avec la conception d’un écosystème local (gouvernance décentralisée, autosuffisance économique, compétences techniques) à même d’assurer la survie à long terme de ces systèmes. Pourtant, la durabilité de ces systèmes est loin d’être acquise : une étude récente au Kenya montre par exemple qu’un cinquième des produits solaires cesse de fonctionner seulement dix-huit mois après leur achat (Cross & Murray, 2018). L’innovation n’a donc de sens que si elle s’inscrit dans une perspective d’apprentissage à moyen et long terme intégrant des retours d’expérience sur les points critiques.

Cette thèse propose de questionner ces modèles de l’autonomie sociotechnique. Je cherche à comprendre comment les solutions d’électrification solaire, envisagées comme autonomes, entretiennent des relations avec leur environnement, à travers de réseaux sociotechniques et économiques complexes et évolutifs.