Portrait de landrinl
Affiliation : 
Université Grenoble Alpes
Statut : 
Doctorante
Non permanent.e
Domaines de recherche : 
Géographie du genre
Népal
Positionalité du chercheur
Critical and subaltern studies
Équipe de recherche : 
Courriel : 
Téléphone : 
0679791704
Bureau : 
Nouveau bâtiment
Adresse : 
Cité des Territoires 14 av. M. Reynoard 38100 GRENOBLE

Onglet(s)

Présentation

Sujet de thèse : Genre au Népal, Normes, Arts de Faire et spatialités du quotidien

Thèse sous la codirection de : Myriam Houssay-Holzschuch (UMR 5194 PACTE, Université Grenoble Alpes) et Isabelle Sacareau (UMR PASSAGE, Université Bordeaux Montaigne) ; rattachement à l’UMR PACTE, Université Grenoble Alpes.

Ma thèse souhaite explorer les relations de genre, lesquelles sont au fondement de nos sociétés et pourtant peu explorées en géographie. Il postule que les manières dont chacun négocie son existence, ses droits, ses préférences ou son identité sont résolument spatiales. Or les connexions caractéristiques de la mondialisation contemporaine provoquent des recompositions structurelles puissantes qui déstabilisent les garanties des ordres spatiaux et celles des normes sociales locales. Le tourisme notamment, parce qu’il est en plein essor au Népal, induit de nouvelles fonctions professionnelles et de nouvelles mobilités. Il met en coprésence différents systèmes normatifs culturels et configure de nouvelles altérités, déplaçant par là-même, le curseur des habitudes relationnelles. Analyser ces mutations socio-spatiales demande un renouvellement conceptuel et méthodologique pour ne pas considérer la mondialisation comme un méta-phénomène désincarné. L’étude de la vie ordinaire des individus et de leurs pratiques dans deux villages de l’Annapurna s’inscrit dans cette perspective. Il s’agit dans ce travail de recherche de se demander quels sont les médiateurs au travers desquels le tourisme requalifie les genres et comment les individus se positionnent face à ces mutations. Pour y répondre, ma thèse décryptera les stratégies spatiales des individus dans leur quotidien et plus particulièrement dans leurs espaces domestiques à travers l’accueil touristique. L’étude des pratiques, des discours et des arts de faire permettra de saisir comment les genres s’inventent dans un contexte mondialisé et se réinventent par l’investissement d’espaces inédits. Inspirées du tournant critique des sciences sociales, j’adopterai une géographie critique et une méthodologie participative pour comparer les quotidiens de deux villages de l’Annapurna. Ceci afin d’élaborer une approche spatialisée du genre, peu explorée dans la recherche francophone.