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Saint-Martin-d'Hères

De la recherche à l’impact : valoriser les SHS aujourd’hui à Grenoble

Séminaires et ateliers Inter-équipes Le 26 mars 2026
Complément date

9h-17h30

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Bâtiment C.L.V., salle H4 au rez-de-chaussée
180 allée des amphis - 38400 Saint-Martin-D'Hères

Séminaire sur la valorisation des sciences humaines et sociales

Dans un écosystème grenoblois très orienté “Tech”, la valorisation en sciences humaines et sociales suit des logiques différentes, parfois moins visibles, souvent plus complexes à faire reconnaître. Ce séminaire propose d’ouvrir un espace de dialogue entre la communauté SHS de Grenoble et l'UGA pour mieux comprendre ces spécificités, partager nos pratiques et construire ensemble des voies de valorisation adaptées aux sciences humaines et sociales, à leurs temporalités, à leurs objets et à leurs impacts scientifiques, sociaux, culturels, politiques.

Ce séminaire est une initiative conjointe de l'unité de service Innovation et Transfert Office (ITO@UGA) de l'Université Grenoble Alpes et du service d'appui aux projets, partenariats et valorisation du laboratoire Pacte. Il est largement ouvert à toutes les personnes investies dans la construction, la diffusion et la valorisation de savoirs en sciences humaines et sociales : enseignant·e·s‑chercheur·e·s, chercheur·e·s, doctorant·e·s, docteur·e·s — associé·e·s ou non à un laboratoire — ainsi qu’aux ingénieur·e·s et technicien·ne·s du site universitaire grenoblois.

La première partie de cette journée consacrée aux enjeux de protection des résultats de recherche, abordés au travers de plusieurs ateliers. La suite sera organisée autour de temps d’échanges centrés sur les enjeux liés à la valorisation dans des recherches coconstruites et fondées sur le partage de résultats avec des acteurs ou tiers non universitaires.  

Inscriptions gratuites mais obligatoires (50 places) : https://evento.renater.fr/survey/inscription-de-la-recherche-a-limpact-valoriser-les-shs-a-grenoble-lf4gd2rj 

9h00 Mot d’accueil et présentation du séminaire 
Laurence Dumoulin, directrice du laboratoire Pacte
Pierre Thibauld, chargé de mission Valorisation SH

9h15 Introduction générale à la valorisation en SHS
Guillaume Comparato, chargé de projet Transfert et Innovation
Jérôme Chardon, chargé de valorisation Pôle Universitaire de Formation

Les sciences humaines et sociales font aujourd’hui l’objet d’attentes fortes en matière de valorisation, démarche dont le périmètre reste flou pour les laboratoires : le statut de certains produits de recherche demeure incertain dès lors qu’ils ne se prêtent pas à une valorisation économique. Cette introduction vise à préciser ce que l’UGA considère comme de la valorisation pour les sciences humaines et sociales et à comprendre comment cette définition s’inscrit dans sa stratégie et dans les dispositifs d’accompagnement existants, notamment au sein d’un écosystème grenoblois encore peu lisible pour les équipes. Pour les chercheur.e.s, l’enjeu est d’identifier clairement quelles activités sont reconnues, soutenues ou financées, et lesquelles relèvent d’autres registres comme la médiation. Cette clarification est d’autant plus nécessaire qu’elle permettrait de mieux détecter dans les projets, et ce dès leur conception, les résultats potentiellement valorisable. En ouvrant la journée par cette question, cette intervention vise à éclairer les suite des échanges.

10h00 Atelier Propriété Intellectuelle & Libre
Lucie Albaret – BAPSO
Clémence Arnaud – Ingénieure propriété intellectuelle DAPIV

Entre les exigences de protection des résultats, les principes d’ouverture et les logiques de diffusion libre, les chercheur·e·s doivent aujourd’hui naviguer dans un paysage complexe, où les choix à opérer ne sont ni évidents ni suffisamment accompagnés. Derrière ces dispositifs se trouvent des démarches très différentes, qui répondent à des finalités variées : sécuriser une innovation, garantir la reconnaissance d’une contribution, favoriser la circulation des savoirs ou encore soutenir des dynamiques de coopération. Comprendre ce que recouvrent réellement ces options, savoir dans quels cas elles sont pertinentes ou non, et identifier les situations où elles peuvent entrer en tension est le premier objectif de cet atelier. Il s’agit aussi de mieux appréhender leurs implications concrètes pour des recherches menées en collaborations, où la production et le partage des connaissances s’inscrivent dans des relations de confiance avec tiers, universitaires ou non. Cette intervention proposera ainsi un éclairage à la fois conceptuel et pratique, en montrant comment ces différentes démarches s’articulent — ou parfois se heurtent — aux stratégies portées par les acteur·rice·s de la valorisation à Grenoble, et comment elles peuvent être mobilisées de manière cohérente au service des projets de recherche en sciences humaines et sociales.

11h00 PAUSE

11h30 Atelier Propriété Littéraire et artistique
Mona Roger – juriste DAPIV

Dans le domaine des sciences humaines et sociale, c'est essentiellement des œuvres relevants de la propriété littéraire et artistique qui sont amenées à être créées, réutilisées, améliorées, diffusées et valorisées. Ces productions, qui permettent de produire des connaissances riches et inédites présentent parfois des difficultés en matière de gestion de droits d'auteurs.
En effet, ces œuvres ont parfois déjà des auteurs, et parfois sont crées ex nihilo ou encore relèvent de régimes mixtes. De la même façon, elles peuvent avoir un auteur unique, plusieurs contributeurs ou collaborateurs ou être issue de prestations. Les auteur.ice.s peuvent aussi savoir divers statuts et donc des droits variés qui en découlent.
Quelles sont les productions qui relèvent de la propriété littéraire et artistique ? Quels sont mes droits en tant qu'auteur.ice ? De quel statut dépend une œuvre que je crée, de quel statut dépend une œuvre que je réutilise ? Comment réutiliser le travail d'autrui en respectant ses droits d'auteur, et comment valoriser la diffusion de mes œuvres tout en conservant mes droits ? Qui seront abordées dans cet atelier.

12H30 PAUSE

13h30 Atelier Recherche partenariale
Mathilde Ricou - chargée d’affaire Floralis
Melissande Fane - juriste DAPIV

L’objectif de cette intervention est d’interroger la place de la recherche partenariale dans la production scientifique et son rôle dans la valorisation. Il s’agira de rappeler la diversité de statuts et de formes qu’elle peut prendre (expertise, prestation, collaboration, CIFRE, etc.),de présenter chacune d’elles, leurs intérêt mais aussi leurs limites. Cette intervention sera l’occasion de revenir sur la notion de « connaissances propres », souvent mal appropriée par les sciences humaines et sociales. Elle permettra également de rappeler que les recherches partenariales se développent à différents moments du processus de valorisation et ne portent de ce fait pas toujours les mêmes enjeux. Elle décrira en particulier en quoi formaliser les relations avec des acteurs non académiques permet d’engager les partenaires autour d’un cadre (des moyens mais aussi un calendrier), de clarifier les attentes réciproques et de s’accorder sur l'utilisation qui sera faite des résultats.

14h30 Table ronde Science-société : recherche partenariale et expertise
Grégoire Feyt, géographe
Antoine Rode, sociologue
Pascale Trompette, sociologue

Les laboratoires en sciences humaines et sociales sont régulièrement sollicité·e·s par des institutions, des entreprises, des collectivités ou des organisations publiques pour éclairer des enjeux sociaux, accompagner des politiques publiques ou contribuer à la compréhension de situations complexes. Cette table ronde propose d’examiner les conditions dans lesquelles ces demandes émergent, la manière dont elles sont formulées et les compétences nécessaires pour les traduire en véritables questions de recherche. Elle permettra également de discuter de la place accordée à l’impact dans ces démarches : comment reconnaître la valeur de ces travaux pour la société, mais aussi pour la recherche elle‑même, notamment en termes d’accès au terrain, de production de connaissances ou de consolidation de partenariats. À partir d’expériences concrètes, il s’agira d’interroger les équilibres à trouver entre attentes institutionnelles, temporalités scientifiques et exigences de rigueur méthodologique.

15H30 PAUSE

16h00 Table ronde Science-société : recherche-action et coconstruction des savoirs
Edith Chezel, Coralie Mounet, géographes
Gaelle Larrieu, sociologue
Sebastien de Perta, docteur en architecture

Les chercheur·es en sciences humaines et sociales sont aujourd’hui incité·es à démontrer l’impact social de leurs travaux, tout en devant composer avec des critères de valorisation souvent centrés sur des productions davantage en phase avec l’industrie. Pourtant, les recherches coconstruites avec des citoyens, des associations ou des territoires aboutissent à des résultats variés — œuvres, expertises, outils collaboratifs — souvent porteurs d’innovations sociales et dont l’utilité sociale et l’impact sont réels. Leur reconnaissance reste néanmoins inégale, notamment lorsqu’il s’agit de financer le coût de leur développement. Comment valoriser ces démarches, souvent chronophages et mal accompagnées, sans sacrifier ni la rigueur scientifique ni la carrière des chercheur·es ? Comment faire en sorte que ces recherches, pourtant au cœur des sciences humaines et sociales, soient enfin reconnues à leur juste valeur, tant pour leur utilité sociale que pour leur originalité méthodologique ?

17h00 Temps d’échange

17h30 Synthèse et mot de clôture

Plan d'accès

visuel

Publics et rapports de classe dans la culture de masse

Séminaires et ateliers Régulations, Réseaux, Socialisations, Cultures Le 15 avril 2026
Complément date

15h00 - 17h30

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Maison des Langues et des Cultures
Salle Jacques Cartier

Avec Philippe Coulangeon (CNRS/ENSAE) et Adèle Hoareau (Sorbonne Université).

Le centre ÉC.RI.RE héberge une séance du séminaire LPCM 2025-2026, en collaboration avec l'UMR Litt & Art :

  • Philippe Coulangeon (CNRS/ENSAE) : « Présentation de Culture de masse et société de classes. Le goût de l’altérité »
  • Adèle Hoareau (Sorbonne Université) : « Quels publics pour le merveilleux fantastique ? La Belle et la Bête et ses adaptations modernes : Twilight, The Witcher et Un palais d’épines et de roses »

Modération : Lucie Amir

Philippe Coulangeon est sociologue et directeur de recherches au CNRS. Il est spécialiste des pratiques et des hiérarchies culturelles. Il est l'auteur de Les musiciens de jazz en France (L'Harmattan, 1999), Sociologie des pratiques culturelles (La Découverte, 2005), Les métamorphoses de la distinction. Inégalités culturelles dans la France d'aujourd'hui (Grasset, 2011), Culture de masse et société de classes. Le goût de l'altérité (PUF, 2021).

Adèle Hoareau est doctorante en littérature comparée à Sorbonne Université. Sa recherche porte sur les réécritures et adaptations anglophones de La Belle et la Bête. Son premier article, « Eros as the Virgin Vampire: Monsters, Desires and Female Curiosity in the Twilight series, a retelling of Cupid and Psyche » a été publié dans Alizés, la revue des anglicistes de l’université de La Réunion.

En pratique

Le séminaire peut également être suivi sur Zoom. Les auditeur·rices souhaitant obtenir le lien doivent écrire à l’adresse suivante : atelierlpcmatprotonmail.com (atelierlpcm[at]protonmail[dot]com).

affiche

Faire démocratie avec les citoyen·nes ?

Colloque Gouvernance Du 18 mars 2026 au 19 mars 2026

Saint-Martin-d'Hères

Colloque de lancement du Défi 2 de DemoCIS : “Repenser les lieux et formes d’expression de la citoyenneté : citoyenneté ordinaire et nouveaux espaces de la démocratie”

Changement de lieu

Attention, cet événement aura finalement lieu à la Maison de la Création et de l'Innovation (MACI) : https://maci.univ-grenoble-alpes.fr/fr/maison-creation-et-linnovation/v…

Les démocraties libérales contemporaines sont traversées par des transformations profondes : remise en cause de la représentation électorale comme source de légitimité, développement de nouvelles pratiques participatives et médiations culturelles, reconfiguration des relations aux institutions et développement de pratiques du politique attentives aux expériences situées et aux inégalités. 

Ce colloque entend explorer ces dynamiques à travers le prisme de la citoyenneté ordinaire, entendue comme l’ensemble des manières de faire, de dire et de vivre la démocratie dans les pratiques quotidiennes, notamment au sein des marges, des quartiers populaires, des scènes culturelles ou des arènes sanitaires. Il s’agit de saisir cette citoyenneté ordinaire telle qu’elle s’est déployée depuis l’Antiquité, jusque dans ses formes contemporaines. L’enjeu est ainsi de comprendre comment les citoyen·nes transforment les espaces et formes de participation, comment des savoirs minorisés sont reconnus ou non, et comment les institutions s’adaptent à ces nouvelles attentes démocratiques. 

DemoCIS - Démocraties, citoyenneté et institutions face aux transformations des espaces publics - est un programme de recherche interdisciplinaire et intersectoriel consacré aux transformations contemporaines des démocraties et aux réponses à apporter face à leurs fragilisations. Porté par l’Université de Lille et un large consortium de vingt-sept partenaires académiques et non-académiques, le projet vise à articuler savoirs scientifiques, expertise associative et expérimentations démocratiques pour contribuer à des politiques publiques plus inclusives et plus résilientes.

Au sein de DemoCIS, le Défi 2 - Repenser les lieux et formes d’expression de la citoyenneté : citoyenneté ordinaire et nouveaux espaces de la démocratie - interroge les lieux et formes d’expression de la citoyenneté, en articulant analyse barométrique des conceptions de la démocratie, co-production de savoirs sur l’inclusion démocratique, histoire des initiatives citoyennes, médiations artistiques et démocratie sanitaire. Il adopte une perspective comparative, pluridisciplinaire et sensible aux logiques d’exclusion, mobilisant des méthodes mixtes, des terrains collaboratifs et des dispositifs participatifs. Son ambition est de comprendre comment les citoyen·nes appréhendent et vivent la démocratie, comment elles et ils inventent ou contestent ses expressions institutionnelles, et comment ces pratiques permettent ou non de revitaliser le lien démocratique.

Télécharger le programme  Recevoir un Lien Zoom

visuel colloque

"Habiter avec les loups" : dévernissage d'exposition

Actualités des projets, Pacte dans la cité Environnements Le 26 janvier 2026
Complément date

13h30

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Bâtiment OSUG-D, 122 rue de la piscine, 38400 Saint-Martin-d'Hères

Avec Coralie Mounet et Edith Chezel

Coralie Mounet et Edith Chezel présenteront les questionnements qui les ont amenées à s'intéresser à la présence des loups en Belledonne et le travail mené en collaboration avec le photographe Pierre Witt, qui a donné lieu à l'ouvrage "Habiter avec les loups, récits d'enquête en Belledonne" (éditions Libel) et à l'exposition.

Cette exposition, proposée et hébergée par l'OSUG, est tirée du projet de recherche en géographie RECIBIODAL mené en partenariat avec un collectif composé d'acteurs du territoire et de chercheurs et chercheuses. Ce projet propose un chemin pour réfléchir collectivement à la manière de prendre soin de ces acteurs et des loups, notamment en remettant l’alimentation et les solidarités au cœur des manières d’habiter la montagne.

visuel expo

"STRATES" s'expose à la BU Joseph-Fourier

Pacte dans la cité Environnements Le 8 janvier 2026
Complément date

Jusqu'au 26 février 2026

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Bibliothèque Universitaire Joseph-Fourier (espace d’exposition)

Retrouvez l'exposition "STRATES : Pochoirs atmosphériques", précédemment présentée à la Biennale Arts - Sciences Expérimenta !

Le collectif STRATES parcourt le bassin d’air grenoblois en prêtant attention aux relations sensibles à l’atmosphère. Des pochoirs, un recueil de récits et un film invitent à découvrir l’atmosphère comme un milieu où l’on vit et un médium qui participe à la création de formes sensibles.

Yves Monnier – Artiste plasticien 
Laure Brayer – Maîtresse de conférences en Arts et Techniques de la Représentation, École nationale supérieure d’Architecture de Grenoble et chercheure UMR AAU – Ambiances Architectures Urbanités (équipe CRESSON). 
Marc Higgin – Anthropologue, ingénieur de recherche UMR AAU – Ambiances, Architectures Urbanités (équipe CRESSON), Chercheur associé Laboratoire Pacte et enseignant à l’École Supérieure d’Art Annecy Alpes. 
Olivier Labussière – Géographe et chargé de recherche CNRS, Laboratoire Pacte, Université Grenoble Alpes.

L’inauguration aura lieu le 8 janvier de 11h à 13h et sera accompagnée de la projection du film Les Météores à partir de 11h15.

s'inscrire à l'inauguration

Un projet rendu possible grâce au soutien du Département de l’Isère, la Ville de Grenoble, l’agence nationale de la recherche (ANR), l’Université Grenoble Alpes, LABEX ITTEM, le laboratoires AAU-CRESSON et Pacte.

visuel expo

[Reporté] Abou Bangoura soutient sa thèse

Soutenance thèse Villes et territoires Le 13 janvier 2026
Complément date

14h

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Bâtiment Michel Dubois - salle A06

Action publique et inégalités sociales de santé dans la lutte contre le choléra dans les quartiers de Kipé et de Hamdallaye 1.

Cette soutenance a été reportée à une date ultérieure.

Le choléra, identifié depuis 1817 dans les plaines du Gange (Bardet et al, 1988), est une maladie vaincue depuis plus d’un siècle dans les pays riches (Bourdelais, 2003). Pourtant, elle est devenue « une maladie tropicale » (Heyerdahl, 2019) qui continue à faire son chemin en Afrique et dans certaines zones d’Asie malgré les moyens technologiques et prophylactiques mis en place pour l’éliminer. La persistance de cette pathologie dans ces zones s’explique en partie par les conditions historiques, politiques, économiques et culturelles.

En traitant du choléra dans cette thèse, nous nous intéressons aux politiques publiques de santé, aux pratiques et représentations sociales développées autour des épidémies. Ainsi, nous nous sommes intéressés tout d’abord à l’élaboration et à la mise en place des politiques publiques de santé afin de relever les dysfonctionnements susceptibles d’empêcher la réussite des actions entreprises sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les épidémies. Ensuite, nous avons cherché à expliquer comment les pratiques habituelles des populations de Kipé et de Hamdallaye 1 fondent des manières d’agir et de faire qui s’opposent aux préconisations sanitaires édictées par les pouvoirs publics, les ONGs et les professionnels de santé. Enfin, dans l’objectif d’en connaitre davantage sur la propagation de la maladie, nous avons également abordé les questions relatives aux croyances populaires pour comprendre comment elles opèrent pour compromettre les politiques publiques de santé mises en place en République de Guinée.

Notre démarche s’inscrit dans une approche globalisante inspirée de l’approche des politiques publiques de santé et de la gestion des épidémies (Le Marcis, 2015 ; Desclaux et Sow, 2017 ; Piarroux, 2019), de celles de la Sociologie de la maladie et de la santé (Fassin,1992 ; Adam et al, 2017), de celles des inégalités sociales de santé (Dozon et Fassin, 1989 ; Castro et Farmer, 2003) et de celle de l’anthropologie symétrique (Lavigne Delville, 2011 ; Faye, 2015). Nous avons privilégié l’approche discursive en partant de la méthode de la théorisation ancrée (Paillé, 2014) basée sur l’utilisation de l’entretien semi-dirigé auprès des acteurs gouvernementaux, locaux, internationaux et des citoyens des quartiers de Kipé et de Hamdallaye 1. Nous avons également recouru à la méthode de l’observation in situ (Arborio, 2007) pour comparer les dires et les pratiques réelles de nos enquêtés.

Cherry SCHRECKER · Professeure émérite, Université Grenoble Alpes
Frédéric LE MARCIS · Professeur des universités, ENS de Lyon
Joëlle KIVITS · Professeure des universités, Université Paris Cité
Abdoulaye Wotem SOMPARE · Maître de conférences, Université Général Lansana Conté de Sonfonia
Guillaume VALLET · Professeur des universités, Université Grenoble Alpes
Alice DESCLAUX · Directrice de recherche émérite, Institut de recherche pour le
Développement (IRD) - TransVIHMI

Thèse dirigée par Cherry SCHRECKER.

Photo de Anna Shvets: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/pilules-medicamenteuses-rouges-blanches-et-jaunes-3683077/

Exposition "Habiter avec les loups"

Actualités des projets, Pacte dans la cité Environnements Le 1 octobre 2025
Complément date

Du 1er octobre au 12 décembre 2025

Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 8h à 18h (hors fermeture universitaire du 25 octobre au 3 novembre)

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Bâtiment OSUG-D, 122 rue de la piscine, 38400 Saint-Martin-d'Hères

Une exposition tirée du livre « Habiter avec les loups, Récits d'enquête en Belledonne »

La présence des loups dans les montagnes ? Dans l'absolu : une bonne nouvelle. Dans les réalités de celles et ceux qui vivent avec ce retour, à commencer par les pastoralismes : de nombreuses adaptations. Clôtures électriques, chiens de protection, gardiennage humain seraient autant de solutions pour préserver à la fois troupeaux et loups. Par leurs regards croisés, Edith Chezel et Coralie Mounet, chercheuses géographes au laboratoire Pacte et Pierre Witt, photographe, se sont immergés dans le massif de Belledonne pour partir à la rencontre de ses habitants et écouter leurs expériences d’un sujet bien plus complexe qu’il n’y paraît. En ressort le portrait d’un territoire en plein questionnement, où la présence des loups et les mesures de protection contre la prédation viennent troubler les manières d’habiter la montagne.

Cette exposition, proposée et hébergée par l'OSUG, est tirée du livre « Habiter avec les loups, Récits d'enquête en Belledonne » (Libel 2024) et du projet de recherche en géographie RECIBIODAL mené en partenariat avec un collectif composé d'acteurs du territoire et de chercheurs et chercheuses. Ce projet propose un chemin pour réfléchir collectivement à la manière de prendre soin de ces acteurs et des loups, notamment en remettant l’alimentation et les solidarités au cœur des manières d’habiter la montagne.

Entrée libre et gratuite.

visuel expo

Emilie Etienne soutient sa thèse

Soutenance thèse Régulations Le 14 novembre 2025
Complément date

9h

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Maison du doctorat Jean Kuntzmann

Des villages sous tensions : maintenir des mini-réseaux solaires autarciques au Sénégal et au Kenya

La thèse discute la maintenance des petites infrastructures de développement dans un contexte d’implication croissante des acteurs privés depuis les années 1980. Le cas d’étude est celui de mini-réseaux solaires pour l’accès à l’énergie, des infrastructures qui s’inscrivent dans un idéal d’autarcie devant assurer leur longévité.

Les acteurs en présence, (non)usag∙ères au Kenya et au Sénégal, opérateurs, institutions étatiques et bailleurs de fonds occidentaux, sont analysés sous le prisme de l’accountability, au sens de rendre compte et rendre des comptes. La thèse fait les deux propositions suivantes : d’une part, l’idéal d’autarcie aboutit paradoxalement à une interdépendance forte entre les acteurs, et d’autre part, les contraintes sociotechniques sont reportées en priorité sur les acteurs les plus fragiles des chaînes d’accountability, à savoir les usag∙ères et les opérateurs. Malgré un fonctionnement souvent dégradé après quelques années, les mini-réseaux tiennent cependant grâce à des « anticipations fictionnelles » (Beckert J., 2016) qui lient les acteurs entre eux par des dispositifs narratifs et calculatoires et des relations interpersonnelles.

Empiriquement, la thèse repose sur des entretiens et des observations. Elle mobilise des approches issues de la sociologie économique, de la sociologie des organisations et de la socio anthropologie du développement.

Pascale TROMPETTE · Directrice de recherche, CNRS - Délégation Alpes
Sandrine MATHY · Directrice de recherche, CNRS - Délégation Alpes
Alexandre MALLARD · Directeur de recherche, CNRS - Délégation Paris Centre - Mines, Paris PSL
Lucy BAKER · Associate Professor, Open University
Sylvy JAGLIN · Professeure des universités, Université Gustave Eiffel
Philippe LAVIGNE-DELVILLE · Directeur de recherche, Institut de Recherche pour le Développement (IRD) - Délégation Occitanie
Hamath DIA · Associate Professor, Université Assane Seck de Ziguinchor

Thèse dirigée par Pascale TROMPETTE et Sandrine MATHY.

Pour faciliter la logistique, merci de vous inscrire sur le lien suivant : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScYreZ9ljIZ--7wv6HhA7Wt6YDcyGV…

image soutenance

Journées Scientifiques de l'Énergie de Grenoble

Colloque Régulations Du 18 mars 2025 au 20 mars 2025

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

MaCI

Avec Amélie Artis, Gilles Debizet, Clément Gasull, et Johan Milleret.

L’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables sont annoncés parmi les principales orientations pour atteindre l’objectif de neutralité carbone. Dans une conjoncture de démultiplication des sources d’énergie et d’essor - massif et inédit – de  l’autoproduction d’énergie renouvelable, la flexibilité de systèmes énergétiques devient l’objet de tensions entre acteurs et de controverses publiques, elles-mêmes encastrées dans les débats sur la sobriété. Quels regards portent les sciences sociales sur ces étendards de l’action publique, d’initiatives citoyennes et de nombre d’acteurs socio-économiques ?

Les journées scientifiques de l’énergie de Grenoble questionneront ces sujets sous plusieurs angles :  la redéfinition de la justice (face à la fragmentation de la production d’énergie), la structuration et les effets de la régulation des marchés, le rôle des intermédiaires et des communautés énergétiques, les ajustements temporels des consommations et la formulation de l’efficacité à l’échelle des bâtiments et des territoires. Les réflexions sur la collaboration entre les sciences humaines et sociales et les sciences de l’ingénieur en matière de modélisation des systèmes énergétiques jalonnent progressivement ces journées.

Au programme, trois journées thématiques :

18 mars - organisé par le CNRS-SHS et les laboratoires GAEL et PACTE.

Le cycle de séminaires Energie & SHS questionne du point de vue des SHS les grands enjeux de la transition vers la neutralité carbone. Co-organisée par les Laboratoires GAEL et PACTE, la séance qui se tient à Grenoble le 18 mars portera sur l’efficacité et la flexibilité : deux préoccupations et activités assurées par les acteurs de l’énergie et de la construction à de multiples échelles. De technicité élevée - voire critique pour l’électricité -, ces notions embarquent des représentations et des actions peu discutées par les sciences humaines et sociales.

Cette journée sera l’occasion d’identifier les résultats saillants et des questions porteuses dans le champ des SHS et à propos du champ des sciences pour l’ingénieur.

19 mars - organisé par le projet Flex-Mediation du PEPR TASE.

Ce séminaire est principalement destiné à tous les chercheurs en sciences sociales (droit, sociologie, économie, sciences politiques, histoire, etc) qui étudient la transition énergétique.

Organisé sur le campus de l'université Grenoble-Alpes le mercredi 19 mars 2025, le séminaire Intermédiations énergétiques : régulations et territorialités à la lumière des sciences sociales questionnera les effets d'évolutions récentes dans le champ de l’énergie. En mobilisant des travaux en aménagements, urbanisme, droit, géographie, sociologie et économie, il s’agira d’abord de mieux comprendre les pratiques professionnelles d'acteurs de l’intermédiation énergétique souvent invisibles (opérateurs de réseaux ou territoriaux, coopératives énergétiques, etc). Ensuite, cette journée  questionnera leurs rôles dans la régulation du secteur en termes de justice énergétique et de territorialité. Ces moments de partage consacrés à la mise en débats des recherches en SHS, s’achèveront sur une table ronde.  Chercheurs et institutionnels partageront leurs expériences d'articulation des processus de productions scientifiques aux enjeux techniques et sociaux du secteur énergétique contemporain.

Cette journée sera l’occasion d’identifier les résultats saillants et des questions porteuses dans le champ des SHS sur la thématique. Elle aura vocation aussi à encourager l'émergence de collaborations scientifiques inter-disciplines

20 mars - organisé par le projet Flex-Tase du PEPR TASE.

Cette journée scientifique adresse la question de la transition énergétique sous l’angle de la flexibilité des systèmes énergétiques rendue nécessaire par l’intégration croissante des énergies renouvelables dans le mixte énergétique. Si cette flexibilité appelle à des innovations technologiques, elle n’en repose pas moins sur des évolutions sociales et comportementales importantes pour une implication/appropriation de tous les acteurs de la chaîne énergétique, des gestionnaires jusqu’aux consommateurs finaux. En cela la réflexion transdisciplinaire (scientifique et de régulation) est un pré-requis pour atteindre une transition énergétique efficiente et acceptable par tous.

Cette journée vise à poser les principaux enjeux d’une recherche à l’interface entre SHS et Sciences des Systèmes et de l’Ingénierie, ainsi qu’à esquisser les premières pistes et résultats préliminaires de cette réflexion. Elle fera notamment place à des débats entre acteurs socio-économiques et les scientifiques pour délimiter les attentes et les besoins mais également à des ateliers dédiés aux doctorants et post-doctorants des différents programmes de recherche du PEPR TASE.

Ces trois journées se dérouleront à la MaCI, au 339 Avenue Centrale, 38400 Saint-Martin-d'Hères.

Programme complet et inscriptions sur le site de l'événément

Le CNRS-SHS, les laboratoires GAEL et PACTE avec les soutien de l’Observatoire de la Transition Energétique, le labex EnergyAlps et la FR Innovacs de l’université Grenoble Alpes organisent ces journées avec les projets de recherche Flex-mediation et Flextase du PEPR TASE.

visuel colloque

Cédric Dentant soutient sa thèse

Soutenance thèse Justice sociale Le 31 mai 2024
Complément date

14h

Saint-Martin-d'Hères

Complément lieu

Salle André Rassat

Haute montagne et plantes à fleurs : géographie d’une science du vivant sur une marge de l’habitabilité terrestre

Cette thèse envisage le vivant sous le prisme de deux marges : la marge géographique de la haute montagne et une marge de la science, hybride entre sphère académique (chercheur·es, laboratoires) et sphère non académique (explorateurs, Parc national). La première partie de cette thèse analyse la construction d'un savoir botanique à la limite même de la vie en altitude, s'appuyant sur la géohistoire des expéditions en haute montagne et sur la géographie des sciences. Une seconde partie expose, sous forme de deux articles publiés, les recherches menées sur les plantes de haute montagne : (i) évolution d'espèces en conditions extrêmes (groupe biologique des androsaces) et (ii) transformations d'écosystèmes alpins au cours de l'Anthropocène (écologie historique). Enfin, dans la troisième et dernière partie, ces mêmes recherches sont confrontées au régime de perception de pratiquants de la haute montagne, incluant les professionnels (guides, gardien·nes). Cette approche ethnobotanique permet d'aborder la question de l'habitabilité terrestre par le prisme de la relation humains/non humains dans un contexte écologique extrême. Elle se termine par l'analyse de la mise en récit de cette recherche sous une forme "populaire" : celle de la bande dessinée.

Fabien Anthelme - IRD/Montpellier

Pierre Moret - CNRS/Toulouse
Isabelle Arpin - INRAE/Grenoble
Sarah Bortolamiol - CNRS/Paris
Bernard Debarbieux - Université de Genève
Laura Péaud - Université Grenoble Alpes
Jérôme Poulenard - Université Savoie Mont Blanc

Thèse dirigée par Philippe Bourdeau et Pascal Mao (Université Grenoble Alpes)

Photo de Jérémy Glineur: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/paysage-montagnes-fleurs-foret-16845872/
Photo de Jérémy Glineur: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/paysage-montagnes-fleurs-foret-16845872/
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